Le petit monde de la Margelle et du bois 2020 – journal du moment

06 mars 2020

Observation de la Margelle, vendredi matin, recensement du petit peuple.
Rouge fut le premier, dès qu’il a entendu le volet roulant. Il m’observer en train de préparer les graines, un peu de tournesol décortiqué et non décortiqué, je plonge la main dans le sac de graines variées, puis quelques arachides, et j’émiette sur le tout des copeaux dun pain de graisse en petite quantité. La pomme de Merle suivra.
Merle, je t’ai vu m’observer derrière le buis. Tu l’as compris, grand timide. Tu te caches.
Dès les graines posées, Rouge, qui s’était réfugié sur le toit de la cabane lorsque je suis sortie, redescend sur terre, puis Merlette, puis Merle, Sittelles, autre Rouge, notre petit couple sans doute.
Nanny apparaît, sa démarche de pinson est repérable. Les pinsons des arbres ont des allures de danseurs classiques. Ils en ont la démarche et la grâce. Ne dirait-on pas qu’ils se déplacent parfois sur la pointe des pattes ? Avec un je ne sais quoi qui paraît les tenir au bord du déséquilibre. Il faut voir voler monsieur en stationnaire, c’est une chiffonnade d’hésitations qui frôle presque le ralenti.
La petite mésange huppée nous fait toujours l’honneur de sa présence.
Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas grand chose à dire sur le discret et paisible accenteur mouchet qu’il est absent.
Ajoutons moineaux, mésanges bleues, charbonnières et nonnette. Nous n’attendons plus que les espiègles orites à longue queue (je ne les ai pas vues)

A signaler dans le bois, le pic épeiche, et même deux.

le végétal – des mycètes en tout genre et la première jacinthe

1er mars 2020

La vie au bois est une grâce, une éternité.
Elle n’est pas compliquée, elle s’articule avec le temps.
Elle est une symphonie de possibilités
Aux multiples clés aux rythmes innombrables
La vie la mort mais la mort est la vie
Mes pas parfois croisent une entaille dans le silence des choses qui ne se disent pas. Un petit cadavre sans tête, deux autres d’espèces différentes posés bien alignés bien parallèles par quelque prédateur qu’on pourrait croire farceur, une souche comme un autel de sacrifice exhibant une carcasse décharnée au centre d’un complet de plumes désordonnées. Et là, dans l’heure, le plumage d’un merle avec, posé négligemment sur un bord, le bec jaune immangeable. Rien, pas le moindre petit os n’émerge de ce duvet de plumes disparate.
Est-ce toi monsieur le blaireau qui tuas le hérisson, le merle et le mulot ?
Est-ce encore toi qui fouis le sol et détruisis les nids de guêpes ?
Je n’ai pas de réponse. Je vais sur les liaisons des accords que le vent me porte.
Le bois est un terrain de vie. Et la vie s’entend avec un V en majuscule. Le temps ne s’arrête jamais, ni peine ni tristesse, la chose est trop sérieuse. Mourir nourrir au service d’une onde qui va tant qu’elle peut s’accompagnant de renouveau, de couleurs et de chants. Une éternité simple. Une grâce du nécessaire.

L’image contient peut-être : plante et plein air
Ceci n’est pas un nid

27 – 29 février 2020

Trois orites, un campagnol émergeant de son hiver, une charbonnière gonflée, une mésange huppée, une sittelle vivace, un pinson déambulant fier de ses couleurs, un rouge encore plus fier, une bleue à l’envol, et le couple Merle. Suivis de deux rouges-gorges en amour. (absents sur les photos mais présents dans la vie : l’accenteur mouchet et la pinsonne Nanny)

rouges-gorges amoureux

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