Contre le Erynies

Quand j’ai vu cet arbre dimanche dernier, j’ai murmuré « Les trois Grâces ». J’avais l’impression de me tenir devant une danse immortalisée dans un temps lointain. Les Charites tiennent leur racine du grec et désignent la joie vivante. Elles sont au nombre de trois et sont à l’opposée des Erinyes (Furies, chez les Romains), divinités de la haine et de la vengeance.

Euphrosyne (la joie de l’âme) représente l’allégresse, Thalie (la verdoyante) représente l’abondance, Aglaia (la brillante) la plus jeune représente la beauté. Elles sont la vie intense.
Elles furent d’abord représentées comme des déesses, vêtues et voilées, puis nues exécutant une danse en se tenant par la main. C’est ainsi que j’ai eu leur nom sur le bout de mes lèvres lorsque j’ai vu cet arbre.

Encore un mot : lorsque je croquais cet arbre, j’avais davantage l’impression d’écrire un langage intime à la signification cachée que de faire un dessin. C’est cette écriture à laquelle je voudrais me consacrer dorénavant.

mars 2016

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