Ophion ventricosus et ceux du jour

Quand vous mettez le nez dans les dénominations d’insectes, vous commencez par vous perdre. Ensuite, vous continuez à vous perdre mais vous pensez avoir trouvé alors que rien n’est jamais certain. Donc ici nous serions en présence d’un Ophion ventricosus. Wikipedia indique : Ophion ventricosus est une espèce d’insectes hyménoptères de la famille des Ichneumonidae.

Je vois souvent cette année cet insecte de belle envergure voler autour des feuilles du lilas. Léger mais qui tient bien au vent. Rouge.

Donc je fouille dans les forums (ce que j’ai trouvé qui donne le plus d’informations) et je lis que pour confirmer qu’il s’agit d’un Ophion il suffit de voir si l’aréole est ouverte sur l’aile antérieure. Tout simple, sauf que l’insecte était loin de moi et que la photo fut prise avec le téléobjectif – pas dit que j’aurais pu l’approcher avec le macro, il ne reste pas longtemps en place. Alors les ailes sont un peu floues, et l’aréole (encore une recherche qu’il a fallu faire) n’est pas visible. Mais à voir nombre de photos, à voir le bout noir de l’abdomen, nous décidons au moment où l’article s’écrit que nous sommes bien en présence d’un Ophion ventricosus. Jusqu’à preuve du contraire.

***

Ce petit bout poilu ci-dessous, c’est Baaly, campagnol roussâtre (Myodes glareolus). La famille de campagnol habite aux abords de la margelle. Les campagnols ne vivent pas longtemps, à peine deux ans mais ici tous les campagnols s’appellent Baaly . Il a parfois un concurrent, le mulot qui va et vient, absent pour le moment. Et sa propre famille avec lesquels un combat peut vivement éclater. Dès que je l’ai vu sur la margelle où il grappillait quelques bouts de pomme, je suis sortie et l’ai approché lentement, très lentement. Il a senti ma présence, a cessé son activité, est resté un moment sans bouger, puis a levé son bout de museau pour sentir, voir, s’étonner peut-être, prendre une position d’arrêt prêt à fuir ou à agresser – j’ai vu cette position lorsqu’il se prépare au combat avec ses congénères. Peut-être un mélange de tout ça à la fois. J’ai appuyé sur le déclic. Je crois avoir prononcé quelques mots de ma voix la plus douce. Puis lentement j’ai reculé pour laisser le temps repartir.

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Enfin, le voilà le premier juvénile de la famille Merle dont j’entends depuis quelques jours les petits cris d’affamés. Cette année ça se passe sur le toit de la cabane, le juvénile n’a pas suivi son père jusqu’à la margelle. Vue directe depuis ma cuisine. Quelques graines ou chair de pomme et hop on repart vers d’autres nourritures. Pour le moment, il n’y en a qu’un. Souvent trois par couvée, soit les deux autres ne volent pas encore, soit ils n’ont pas survécu. Nous verrons. Deux autres couvées suivent souvent.

8 commentaires sur “Ophion ventricosus et ceux du jour

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