Note du 16 novembre 2018

J’arrive au bois. Ouverture des volets puis nourrir les oiseaux. Un bourdonnement très près de moi, si près que je n’arrive pas à distinguer s’il s’agit d’une guêpe ou du frelon qui squatte le jardin, le corps est flou, là juste à hauteur d’yeux. L’animal colle, enfin je vois, c’est bien une guêpe. Peut-être celle qui est venue me tenir compagnie pendant que je dessinais dimanche dernier ? Celle que j’avais sauvée de la noyade ? Elle cherche à manger elle aussi. Je l’éloigne de ma bouche en douceur, j’ouvre la main, elle se pose dans la paume en forme de coupelle et en commence l’exploration. Je me dis que si elle me pique là, je vais pas faire la fière, mais elle se dresse sur ses pattes arrière et entreprend la toilette de ses antennes. Puis elle trotte jusqu’à mon poignet et commence à s’enfoncer sous la manche. Doucement je remonte ma manche et la serre autour de mon poignet. Pas question que tu entres là-dedans, miss. Elle s’envole et continue à me coller. Je retourne chez moi, la guêpe à ma suite. Je ressors, elle me suit et ainsi trois ou quatre fois, jusqu’à ce que finalement elle reste dehors. Si j’avais eu sous la main un morceau de viande ou de crevette… hum…faudrait prévoir ça aussi.

11 commentaires sur “Note du 16 novembre 2018

    1. J’en achète pas souvent, par contre, je sais qu’elles adorent les crevettes plus que la viande, on a pu comparer cet été. J’ai acheté quelques crevettes (j’aime bien aussi), je verrai si elle est toujours dans le coin demain.

    1. Merci Gilles. Je ne sais pas grand chose là dessus mais c’est passionnant. J’approfondis chaque semaine mes observations des habitants du bois.

  1. Les guêpes parisiennes sont également très « affectueuses ». L’une d’elles s’est un jour attachée à moi alors que j’étais à un distributeur automatique, ne cessant de me harceler autour du visage, c’était embarrassant …

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