Et là-haut les oiseaux…

Heureusement, il y a les arbres et les oiseaux. Et je sais qu’un jour j’accepterai la petite place insignifiante que le bois me laissera pour vivre en accord avec l’Univers.

Mais en attendant, je dessine, le bois, les oiseaux et des corps féminins. Si j’étais capable de m’arrêter là, mais non, il y a ce qui me fait vibrer, ces labyrinthes ces liens ces attaches ces fragmentations mon monde. Et là, nait une petite polémique, oh juste un reproche qu’on me fait, un truc qui gêne. Parce qu’on trouve parfois un peu jolis mes dessins, mais ces liens, ces tortuosités ne sont pas toujours appréciés. Je peux comprendre, mais je ne vais pas m’amputer de ma matière vibratoire et ça risque de ne pas s’arranger. Voilà, je m’interroge depuis que j’ai posté mon dernier dessin sur facebook. En gros, j’ai l’impression qu’on me reproche de ligoter la liberté. Ce genre de reproche fait sur un réseau social hautement addictif me laisse songeuse.

J’ai donné des explications, mais à quoi bon ? Je continuerai à explorer ma divine comédie, parce qu’une funambule ne peut que tomber si on coupe son fil ou qu’une marionnette ne peut se mouvoir sans son marionnettiste quel qu’il soit. Et que tous ces liens libres ou serrés sont ce qui me retient, ce qui me sauve, ce qui me permet de créer… de me créer…

Demain, je pars au bois (allez savoir pourquoi certains ne supportent pas la densité de la forêt alors que j’y suis comme dans un cocon), un jour il me gardera dans la petite place insignifiante qu’il a prévu pour moi, alors je vous parlerai peut-être de l’Univers, dans un autre langage.

« Et là-haut les oiseaux qui nous voient tout petit, si petits, tournent tournent sur nous et crient : au fou ! au fou ! »

J’ai envie pour terminer cet article, qui est surtout un prétexte à vous saluer, de vous faire connaitre cette chanson de Damia, Tout fout le camp, qu’un monsieur d’un réseau social m’a opportunément envoyée.

14 commentaires sur “Et là-haut les oiseaux…

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  1. Qui serais-je pour reprocher ses corrections noires à Kandinsky ? Il y a le génie de Kandinsky même dans ses corrections. Ce que je peux dire est qu’elles me rendent inconfortable. C’est ma propre limitation … une histoire d’enfance sans doute. Ce qui vaut pour Kandinsky vaut pour ‘vy. L’artiste est absolument et totalement libre de son œuvre. Je n’aime pas la plus grande partie de l’œuvre de Daniel Spoerri. Mais c’est mon problème à moi, pas le sien. D’ailleurs je n’ai pas la plus petite critique envers son œuvre. S’il l’a faite c’est qu’il avait nécessité à la faire et c’est bon. Ne changez rien, ‘vy ! Risquer la « faute » est le moins que peut se permettre celle et celui qui exprime ! BRAVO !

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    1. Vous avez la bonne réaction, Gilles. Merci, beaucoup ! Comme me dit mon mari, le pire en art, c’est l’indifférence, si tu fais réagir émotionnellement, en bien ou en mal, c’est déjà gagné. Je crois qu’il a raison, mais je ne peux m’empêcher d’être touchée par le regard des autres sur ce que je fais. Je suis du genre à dire que je m’en fiche, mais à ne plus pouvoir rien faire ensuite.

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      1. Il FAUT des gens qui n’aiment pas et il FAUT que ces gens puisse l’exprimer, sans agressivité. Alors oui, mon ego se tortille un peu. C’est normal. Je compte sur la personne qui sera enthousiaste, qui verra des choses que je n’y ai jamais mises, consciemment du moins, pour ramener le bras de la balance aux alentours de l’horizontale. Bises, ‘vy, et une douce soirée à vous.

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  2. Gilles a très bien exprimé ce que je ressens aussi
    Et moi je salue tout courage à montrer ce qui t’anime et on ne peut dire qu’un grand merci, Evy, à celui et à celle qui ose
    Des gros bisous et bon séjour au bois! ( moi suis arrivée cet aprèm dans le sud 😀 )

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  3. « Ligoter la liberté »? Soyez donc libre de ligoter ce que vous voudrez et en plus de vous en réjouir. Fi des réseaux soucieux de conformisme! A mon avis, le joli n’a rien à dire et si vos dessins dérangent c’est qu’ils parlent (et quand on entend un langage qu’on ne comprend pas on peut se sentir mal à l’aise). Personnellement, il me semble entendre ce que vous dites même si je ne saisis que quelques mots dans le vent.

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  4. J’aime justement cette douceur et ces choses qui choquent certains. J’aime cela dans tes dessins mais aussi toi, la femme avec ses surprises, son ouverture, avec tant de fraîcheur et de clarté.
    tout ce que tu dis , écris ou fais est délicat.

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