Voeux de liaisons

je voudrais des mots comme des voiles non pour faire voguer les âmes mais pour faire danser les corps perdus ils chercheraient la juste démesure avant de se grouper modeler la matière la chair la peau les fluides et les courbes folles exclamations ponctuées de languissantes chevauchées dans les marges d’une page effleurée par la grâce d’une exaltation vive sinuosité avide d’accords aux liaisons déclamées explorées par le verbe impétueux scandant ces impulsions sur le tempo d’un désir ballotté par l’océan blanc de la création des échos du jeu des sensations débridées       écrire      alors sur l’horizon des soupirs faire lever l’astre igné qui veillera les matins assouvis de langages occultes des mots mouvants comme les sables du temps filants à travers les fibres mélodieuses une poésie du jouir accompli une symphonie des sens un ordre naturel de l’essence profonde

Et pour vous qui passez par ici, tous mes voeux de bonheurs, puissiez vous atteindre vos objectifs et la paix intérieure.

21 commentaires sur “Voeux de liaisons

  1. Je n’y arriverai pas facilement avec des mots, ‘vy, ni à l’entrée ni à la sortie ! Peut-être qu’un dessin, de temps en temps, peut faire vibrer l’onde. Ou alors ce sera celui du lendemain. Je suis sans objectif, ni chemin d’ailleurs, sauf celui que je laisse derrière moi. Pour le reste, je prends ! Merci, ‘vy, et une brassée de sérénité et de curiosité à vous.

    1. Je prends par brassées, la sérénité toujours en équilibre instable pour moi, mais je m’y essaie et je gagne parfois, quant à la curiosité, même si j’en déborde, je prends, que jamais elle ne me lâche.

    1. Oui, beaucoup de joie à vous aussi, Henriette. J’ai pensé à vous tout à l’heure en visitant l’exposition 20 ans de Mauvais genres. Il y avait des oeuvres de Murielle Belin. Deux oeuvres, je les regardais et je me disais que vos mots vibreraient heureusement à leurs côtés. Je vous aurais bien ramener quelques images, mais les photos n’étaient pas permises.

      1. Merci! Aperçu rapide sur un moteur de recherche du travail de Murielle Belin que je découvre grâce à vous et qui me plaît d’emblée!
        J’espère que la visite de l’exposition a été stimulante.

        1. En effet, avec un goût de trop peu, mais de belles oeuvres. Je vais essayer d’y retourner le 10 janvier au soir pour le finissage, il parait que ce sera une belle fête ouverte à tous, et peut-être qu’on pourra prendre quelques photos…

  2. des pleines brassées de chants d’oiseaux et d’écureuils qui frétillent! que la vie en toi nous éclaire 2018 et tout ira bien 🙂
    des gros bisous plein de câlins

    1. Merci chère amoureuse de la vie sans qui je ne saurais peut-être pas aussi bien regarder les oiseaux, je t’en souhaite des bonheurs entourée des tiens et des joies et des partages d’amour comme tu sais si bien le faire. Des bisous à toi, douce et pétillante louve.

  3. J’ai lu ton texte à voix haute, quelle frénésie ! Quel rythme ! Une petite allitération en V sur la première ligne qui a beaucoup plu à mon oreille.
    Encore un dessin qui me fascine, je n’arrive à savoir si c’est un livre ouvert ou une boite (comme celles que tu aimes faire en 3D), ce qui y entre et ce qui en sort, un visage caché et l’entremêlement des lianes en fond…
    Meilleur vœux pour 2018 !

    1. Tu me vois ravie de cette façon dont tu saisis le texte.
      Oui, les cubes me travaillent en ce moment, je voudrais y ouvrir des livres qui s’y déploieraient et les mettre dans des livres qui les cacheraient. Merci Cléa.

      1. « je voudrais y ouvrir des livres qui s’y déploieraient et les mettre dans des livres qui les cacheraient » :
        Une phrase qui résume bien ton dessin finalement 😉

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