L’homme buisson

Cache-cache dans la broussaille tirée à la plume je finirai bien par t’attraper.
Sophia n’a rien dissipé des doigts troublant sa nuque pianotant à la recherche de l’accord parfait. En mode mineur de préférence mélancolie et abandon. Oubliée du temps, elle détonne incongrue dans la marge émergente. Abstinence verre vide main tremblante sur la dernière cigarette qui avait oublié de s’éteindre s’étreindre s’étendre, le coeur brûlé d’une page en désordre.
Sophia se déplie sur son lit de papier lisse ses cheveux s’échappent de leur sommeil. Elle fera naitre la chair le cuir le désir, ces mots encore intracés, ces formules chimiques par lesquelles il s’inventera comme en miroir de ses chimères. Pas de jeu cette fois. Toi, tu seras, de bric et de broc à l’encre empesée, de gestes et de volonté, d’un complot né avec les sèves, les semences, les tourbillons racinaires, les retenues brisées. Une vie un souffle un mirage. Sophia modèle l’homme. Avant la nuit la dissolution la prochaine extinction. Un masque de Pierrot et quelques facéties de l’instant libéré.

16 commentaires sur “L’homme buisson

    1. Ben mince alors, je le vois pas le petit visage. Beaucoup de choses se cachent dans la broussaille, il finira bien par m’apparaître aussi.

    1. C’est pourtant très clair. Non, je plaisante, mais je vous rassure, chaque mot et manque de ponctuations sont pesés et voulus. Merci pour le compliment.

  1. ah mes enchanteuses ou tresses comme tes rubans mêlés qui captent mes rêves et les tiens sans doute……..ah Evy j’adore et célèbre ton talent d’un gros bisou de merci!

  2. J’aime beaucoup la précision du détail, j’y vois une grande application ravissante.
    Moi qui adore les formes rondes, les vagues du bas me paraissent bien voluptueuses.

    1. Merci Cléa pour ce sympathique commentaire, j’aime la douceur des formes rondes aussi, et si vous voyez de la volupté dans mes dessins, j’en suis ravie.

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