L’homme buisson

Cache-cache dans la broussaille tirée à la plume je finirai bien par t’attraper.
Sophia n’a rien dissipé des doigts troublant sa nuque pianotant à la recherche de l’accord parfait. En mode mineur de préférence mélancolie et abandon. Oubliée du temps, elle détonne incongrue dans la marge émergente. Abstinence verre vide main tremblante sur la dernière cigarette qui avait oublié de s’éteindre s’étreindre s’étendre, le coeur brûlé d’une page en désordre.
Sophia se déplie sur son lit de papier lisse ses cheveux s’échappent de leur sommeil. Elle fera naitre la chair le cuir le désir, ces mots encore intracés, ces formules chimiques par lesquelles il s’inventera comme en miroir de ses chimères. Pas de jeu cette fois. Toi, tu seras, de bric et de broc à l’encre empesée, de gestes et de volonté, d’un complot né avec les sèves, les semences, les tourbillons racinaires, les retenues brisées. Une vie un souffle un mirage. Sophia modèle l’homme. Avant la nuit la dissolution la prochaine extinction. Un masque de Pierrot et quelques facéties de l’instant libéré.

16 commentaires sur “L’homme buisson

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