Tellement bon !

En haut des quatre-vingt-quinze marches que comporte l'escalier qui descend à la plage du bout du bois, ce petit animal dodu se remplissait la panse avec voracité des herbes tendres et touffues des pelouses dominant la mer. N'ayant visiblement que faire des bipèdes humains qui le regardaient faire, à ses risques et périls l'attrait de... Lire la suite →

Tendance bleu

Tout simplement, je m'émerveille. Le bois est devenu océan, de bleu, de senteur, de beauté. Une sorte de frénésie s'est emparée de lui. Bleu. Tendre. Une frivolité. Une sorte de mise en apesanteur. Il ne sera jamais aussi beau que dans ses couleurs de robe de printemps. J'y marche, toujours mon petit sentier, celui que... Lire la suite →

Une affaire de famille

Il n'y a qu'un merle dans mon jardin. Plusieurs dans les jardins voisins qui ont plus de surface, d'ailleurs mon merle s'y rend de temps à autre.  Parfois un gros merle noir se perche sur un poteau de la clôture et observe mon petit bout de terre, puis il s'en va. Il est venu une... Lire la suite →

Renaissance – Loretta

La première à sortir de terre fut Loretta. Une main, un bras sur lequel elle prit appui pour extraire le reste de son corps. A genoux sur la terre meuble mêlée aux feuilles desséchées, elle resta un moment prostrée. Ses narines humèrent la douce odeur du sous-bois. Elle reconnaissait les arbres, ils avaient à peine... Lire la suite →

Le silence des têtards

Le 14 mars, je publiais l'article "brrrrrroooooonnnnnnn" sur l'accouplement des grenouilles rousses commis dans le plan d'eau de mon jardin. Un mois plus tard, il est temps de vous donner des nouvelles de ces petits batraciens. Les oeufs ont profité d'un rayon de soleil pour commencer à éclore. Très vite la surface de la mare... Lire la suite →

Juste lui et moi

Au début, j'ai connu Teddy sans voix. Je le voyais babiller ouvrant son petit bec, gonflant son plastron, tout en me regardant, et c'était à peine audible. Et puis, le temps passant, il semblait me raconter la vie du bois pendant mes quatre jours d'absence hebdomadaire. C'était tout piano piano, une minuscule petite voix logorrhéique.... Lire la suite →

Cours après toi que le houx te retienne

Une suite un peu folle de la fuite de Loretta à travers le bois   (photos 'vy, modèles Loretta et Béatrice - 2018) pfff, n'importe quoi ! c'était moi qui. Qui ? On règlera ça demain, les Elles. J'arrive ! Mais qui parle ?

« brrrrrroooooonnnnnnn »

De la continuité comme un ronron de batracien roux. Une vibration basse presque continue. On se croirait en pleine méditation bouddhiste. Elles sont bien de retour, derrière la barrière des chants des oiseaux. Accrochées aux reflets miroitants de l'étang - une toute petite mare en fait mais la taille importe peu. Quand les princes charmants... Lire la suite →

Alors tu tomberas en silence

"...lorsqu'il me faudra affronter le noir cavalier : mon recours, le seul, sera de lui lancer aux yeux cette poignée d'amour fou sur quoi mes mains, toujours se sont refermées. Ce lent regard sur l'enfant, sur le ciel, sur le vide." Christian Bobin - L'enchantement simple Et toi qui es tu ? La chose qui... Lire la suite →

Le selfie et la galette – Béatrice amoureuse

"Tu me fais goûter ta galette ?" demande gentiment le loup. "Tu fais un selfie ?" lui répond Béatrice. C'est à peu près là que nous en étions. Un frémissement dans les circonvolutions labyrinthiques. Mais où est passée Béatrice ? c'est la question qui se chuchote de feuille en feuille, de marge à marge. Loretta... Lire la suite →

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